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Portrait de Jérémy, backpacker passionné et blogueur voyage

voyageur passionné et blogueur

Installez-vous confortablement et plongez avec nous dans l’univers de Jérémy, backpacker passionné et blogueur voyage ! Il a fait de ses expériences voyage son moteur pour lancer son blog et notamment offrir, aux voyageurs désireux de se lancer dans un PVT en Australie, des conseils avisés ! Retour avec lui sur son parcours et partage de réflexions sur le voyage et l’environnement.

Jérémy, un backpacker passionné et blogueur voyage

Qui se cache derrière le pseudo Jeremybackpacker ?

voyageur passionné e blogueur

Avant toute chose, merci à vous de vous intéresser à ce que je fais et partage. Ça m’arrive de temps en temps, mais je ne m’habituerais jamais à ce qu’on me contacte en me proposant de « parler de mon parcours » pour un article de blog haha !
Alors, je m’appelle Jérémy et je suis Belge (coup dur, mais assumé). Comme je le dis souvent, je suis simplement un backpacker parmi tant d’autres qui a simplement décidé de partager la « vraie vie » de voyageur en sac à dos / PVTistes. D’abord uniquement via Instagram, et désormais plus longuement sur mon blog Jeremybackpacker.com

Ma volonté est de « tout » partager, car voyager pour plusieurs mois (voire années), ce n’est pas tout rose. Donc je partage mes découvertes, mes expériences, mes remises en question, mes périodes de travail, mes doutes, bref, la vraie vie, loin des clichés que les réseaux sociaux ont amplifiés ces dernières années.

D’où viens-tu et quel est ton parcours ?

Je suis originaire de Liège, en Belgique.
Pour la faire courte, diplômé d’un bachelier en 2013, j’ai ensuite rapidement commencé à travailler dans une grosse boite de web-marketing à Bruxelles. CDI, possibilité d’évolution dans la boite, appart en coloc avec mon meilleur ami, j’étais sur les parfaits rails de l’employé modèle avec un avenir tout tracé. Mais justement, c’était bien ça le problème…
Après 2 ans, j’ai pris une décision radicale pour y remédier. Et ça fait désormais près de 5 ans que je voyage et que j’ai un mode de vie « nomade ».

C’est donc en 2015 que tu décides de tout quitter pour partir en Australie. Tu as le déclic en attendant ton train pour aller au travail. Que s’est-il passé ?

C’est fin 2015 que je me suis envolé seul pour l’Australie, partagé entre l’appréhension et l’excitation (comme tous ceux qui passent par là !). Cette anecdote concernant le train (de 7h03 !) est symbolique pour moi.

Chaque matin, je me rendais à la gare pour prendre ce fameux train et aller au travail. Et petit à petit, tu réalises qu’on devient des robots. Machinalement on se lève à la même heure, on prend le même petit-déj et TOUS les matins je voyais ces mêmes visages, sans expression, attendre ce même train. Je sais que certaines personnes aiment la stabilité et leur travail. Mais à 24 ans, je me suis vu 5, 10 ou même 20 ans plus tard. En être toujours là, à attendre ce train de 7h03 tous les matins.
Et c’est là où je me suis dit que je ne voulais pas laisser la routine prendre le dessus et diriger ma vie. Il fallait donc provoquer un changement. Difficile de faire plus radical que de partir en Australie, seul et sans réel plan !

Quels conseils donnerais-tu à des personnes hésitant à sauter le pas ?

Si tu sens que t’as besoin de changement, que tu ne sais pas trop dans quelle direction tu veux aller, pars ! Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire. Mais vraiment. Personne ne le fera pour toi. Si tu as cette envie en toi, elle ne s’en ira pas. Partir pour plusieurs mois est la meilleure école de la vie. Tu en apprendras tellement plus sur les autres, sur leur mode de vie, de penser, mais aussi et surtout, sur toi-même.

Et si c’est l’argent qui te fait hésiter (ce que je peux comprendre), les Working Holiday Visas (Programme Vacances Travail en Français) représentent une opportunité exceptionnelle de voyager et de travailler dans un pays pour une année ! Dans mon cas, j’en ai fait 3 jusqu’à présent, 2 PVT en Australie et 1 PVT en Nouvelle-Zélande. C’est essentiellement grâce à ça que j’ai financé mes 4 premières années de voyages.

Entre voyages et PVT…

voyager et travailler

Tu pars donc seul en Australie, en sac à dos. Comment s’est passé ton arrivée ? Comment t’étais-tu préparé ?

Alors, je suis du genre prévoyant. Puis même, avant de quitter ton boulot, t’y réfléchis à 2 fois, donc j’avais avalé des dizaines de vidéos et des dizaines d’articles de blog, de forum, etc. ! Mais tu peux lire autant que tu veux, rien ne te préparera à cette aventure, ça se vit.

Ce qui est certain, c’est que le cerveau humain n’aide pas. On a logiquement tendance à appréhender l’inconnu, à s’imaginer les pires scénarios. Et comme je le dis souvent, une fois sur place, tu réalises rapidement que tout se fait bien plus naturellement. Les premières rencontres, les premiers échanges, etc. ! Après, si l’objectif est de gagner de l’argent rapidement, je conseille vivement de s’informer à l’avance. Le marché de l’emploi et la manière de chercher un job n’a RIEN À VOIR avec chez nous. C’est bien plus simple et pragmatique. D’ailleurs, j’ai rédigé un guide complet à ce sujet ou comment trouver du travail en Australie.

Avais-tu des objectifs en partant ?

Ne pas finir à la rue ou ne pas devoir rentrer après 1 mois ou 2 « par échec » haha (en vrai, je pense qu’on est beaucoup à avoir « peur » de ça, alors que ça n’arrive jamais).

Je me disais que ça serait bien de partir 6 à 8 mois, histoire de faire une vraie pause dans ma vie, vivre une expérience unique avant de rentrer et reprendre une « vie normale »… Mais après 2-3 mois, j’ai prévenu ma mère que je ne rentrerai pas de si tôt. Que partir avait probablement été la meilleure décision de ma vie (et que j’allais bien sans être à la rue, haha).


Tu as effectué plusieurs PVT dans ce pays. En 2 mots, peux-tu nous expliquer en quoi cela consiste ?

Les visas PVT sont des accords bilatéraux entre 2 pays (ex : la France et l’Australie) et selon certains critères (souvent l’âge), les pays autorisent les résidents d’un pays à postuler pour un visa qui permet de voyager et travailler légalement dans l’autre, généralement pour une année minimum.

L’Australie a la particularité de permettre aux détenteurs d’un visa PVT sur place de le renouveler jusqu’à 2 fois (et donc y passer 3 années) sous certaines conditions (travailler dans des secteurs ou des zones éligibles du pays, le plus connu des backpackers étant le fameux « fruit picking »).

En Australie, quel est ton meilleur souvenir ? Et ta plus belle expérience ?

Sans conteste, mon premier vrai road trip sur la côte ouest-australienne !

C’est après nos 3 mois de travail en ferme justement qu’on a pu s’acheter notre 4×4 avec Jo, mon travelmate rencontré sur place. Et on a décidé de partir pour 1 mois dans le Western Australia.

C’est là que j’ai ressenti pour la première fois une telle sensation de liberté, devant des paysages à perte de vue, sans civilisation. Là j’ai su que je ne reviendrai pas à ma « vie d’avant ».

Tu as également fait un PVT en Nouvelle-Zélande. Comment cela s’est-il déroulé ?

Expérience inoubliable aussi, mais différente. Il y a beaucoup moins de backpackers en Nouvelle-Zélande et j’ai rapidement trouvé un job dans une usine d’une région assez isolée. J’ai vécu dans une caravane pendant 5 mois et j’ai énormément travaillé pour ensuite pouvoir m’acheter mon van. Tout ça pour qu’on puisse parcourir la Nouvelle-Zélande pendant 1 mois et demi de road trip avec ma copine, qui m’avait rejoint pendant sa pause universitaire.

Et c’est clairement en NZ que j’ai vu les plus beaux paysages de ma vie, sans conteste. Mais clairement, tu sens que la NZ est plutôt une destination pour une communauté moins fêtarde, plutôt passionnée de randonnées, plus posée. Mais j’ai adoré, car c’est aussi l’état d’esprit vers lequel j’évolue de plus en plus.

La chose la plus positive que tu retiens de ces expériences ?

Je retiens des dizaines, des centaines de choses positives. Mais une capitale c’est que ta vie dépend de toi. Sauf cas extrême, la plupart des raisons pour lesquelles on ne « fait pas » des choses sont des excuses. En PVT, si t’as besoin d’argent ou d’économiser, tu cherches un travail. Si t’as envie de bouger, tu pars en road-trip. Si t’as une galère, tu te débrouilles pour t’en sortir. Bref, c’est à ça que je veux que ma vie ressemble, et pas uniquement en PVT.

Quand la passion devient un job…

road-trip en Nouvelle-Zélande

Tu as lancé ton blog voyage en 2018. Quel était le but premier ?

Pour être super honnête, arrêter de devoir répondre aux mêmes questions qui revenaient de plus en plus quant à ma façon de voyager, comment je finançais ma vie… haha !

Mais rapidement, je me suis pris au jeu. J’ai réalisé que la plupart des sites et blogs « d’informations » concernant les PVT en Océanie étaient très bien. Mais à mes yeux, ça manquait d’un côté « vraie vie », « récits d’expériences ». Alors j’ai petit à petit trouvé mon « style » d’article, entre infos pratiques et récits d’expériences, conseils personnels… Et je pense que c’est ce qui plait aujourd’hui, les gens peuvent s’identifier à mes récits.

Tu peux dire aujourd’hui que tu vis de ta passion. Le parcours a-t-il été difficile pour en arriver là ?

À cause des réseaux sociaux ou des médias, les gens ont complètement tendance à omettre les années et les sacrifices pour arriver à vivre de sa passion. On découvre des « influenceurs » ou des « blogueurs » dont c’est le métier et on ne demande pas une seule seconde COMMENT ils en sont arrivés là. J’ai fait le pari de me donner une année entière pour faire en sorte de vivre du blog (et désormais, des formations) une fois rentré de Nouvelle-Zélande. Soit je cherchais un « job classique », soit je me donnais une chance. Et pendant 6 à 8 mois, j’ai fait énormément de sacrifices (beaucoup moins sorties, travailler les weekends…) et j’y suis arrivé.

Vivre de son blog en moins de 2 ans c’est rapide, et je sais que c’est uniquement parce que j’ai pu m’y consacrer entièrement cette dernière année. Les gens ont normalement un travail, ou sont en voyage (et en NZ je n’étais absolument pas productif sur le blog !!).
Ma volonté avec ce projet de formations en blogging voyage, c’est de faire gagner tout ce temps aux gens, condensé des mois et des années en formations de quelques heures. Mais aussi leur faire comprendre que tu peux construire quelque chose sur ton temps libre, petit à petit.

Je parle bien plus longuement du processus, des déclics importants et des grandes étapes dans un article récit « De Voyageur à Blogueur » justement.

Aujourd’hui tu as lancé une formation « De Voyageur à Blogueur™ (les Fondements Indispensables) ». À qui s‘adresse-t-elle et qu’est-ce que tu proposes à travers cette formation ?

Oui, c’est un projet qui me trottait en tête depuis pas mal de temps ! Chaque fois que je parlais blogging, je recevais des questions sur « comment on obtient du trafic », « comment on se positionnait sur Google » et évidemment « si je vivais de mon blog ? ». Puis j’ai réalisé que moi-même, j’avais passé des centaines d’heures à me former un peu partout où je le pouvais. Pendant des mois, j’ai appris, testé, fait des erreurs jusqu’à obtenir des résultats. Et je n’ai jamais trouvé d’espace où tout ce qu’il fallait savoir pour (re)lancer son blog voyage correctement, étape par étape.

Alors cet endroit, je l’ai créé !
La première formation « Les Fondements Indispensables » est destinée à toutes les personnes qui ont déjà pensé créer un blog, mais qui ne savent pas par où commencer. Mais également à tous ceux et celles qui ont déjà un blog, mais ne savent pas exactement comment avancer, comment obtenir des résultats. Et qui finissent par perdre la motivation voire même abandonner.

Je sais à quel point les premiers mois sont difficiles, car le référencement naturel met plusieurs mois à récompenser nos efforts ! Cette formation a d’ailleurs rencontré un succès inespéré dès le lancement, et j’en suis vraiment ravi, car ça me passionne ! Et j’ai pour projet d’en faire bien d’autres ! Ma volonté est avant tout de montrer que c’est possible, pas besoin d’être le plus grand blogueur du monde. Mais aussi de faire comprendre qu’il n’y a pas de recettes miracles !

Pour ceux que ça intéresserait, mes formations sont accessibles ici. Sinon il y a également une communauté d’entraide privée pour blogueurs voyage (sans aucun prérequis) sur FB.

Réflexions et voyages

voyageur passionné et blogueur

Sur ton blog, tu te définis comme « plus souvent épanoui ailleurs ». Avec le recul, qu’est-ce que les voyages t’ont apporté ?

Avec du recul, je pense que je rectifierais cela. En fait, j’étais plus épanoui ailleurs, car ailleurs j’avais davantage cette sensation de liberté totale. J’associais « ma vie normale » à une vie de salarié, à avoir des horaires, les mêmes activités tous les weekends… Désormais, je suis libre même chez moi.. (bon, pas en période de pandémie mondiale). Mais être libre, ce n’est pas juste « pouvoir voyager », c’est être libre de ses choix, quels qu’ils soient.

Et c’est ça être épanoui pour moi.

Partir en sac à dos implique forcément de partir le moins chargé possible. Est-ce que le minimalisme fait partie de ta vie ?

Quel bon enchainement de questions ! Yes, quand je parlais d’épanouissement, c’est aussi quand je disais « je n’ai jamais été aussi heureux que lorsque tout ce que je possédais tenait dans un sac à dos ». Et je maintiens ! Nous évoluons dans un monde où la mondialisation, le consumérisme et le capitalisme règnent en maîtres (si on virait tout ça, le monde irait déjà bien mieux). En fait, dans la vie, plus tu as, plus tu veux. Donc tu n’es jamais satisfait, et tu oublies d’apprécier ce que tu as. En backpack, tu n’as pas le choix. Tu bouges tous les 2-3 jours, tout doit tenir dans ton sac à dos, alors tu fais avec ce que tu as, et tu rends vite compte que c’est loin d’être le plus important dans la vie.

Ce n’est pas le « matériel » qui te rend heureux ou non. C’est ce que tu vis et les gens avec lesquels tu le partages.

Tu as également testé la vanlife en Australie. As-tu aimé ce mode de voyage nomade ?

Yes, j’ai adoré la vie en road trip en Australie et en Nouvelle-Zélande aussi ! C’est une sensation de liberté folle, avec un « chez soi » mobile en plus ! C’est surement le mode de voyage qu’on envisage le plus pour l’avenir. On des envies d’Amériques, mais aussi d’Europe en van, de là à savoir quand.. !

Mais clairement des blogs comme le vôtre donnent vraiment envie de rejoindre officiellement et pour de bon la famille des vanlifers ! (Cependant, faut quand même démystifier le truc par moment, le fait qu’on est toujours habillé pareils et les douches froides, on en parle ? Haha)

Le voyage, de par l’ouverture d’esprit que l’on acquiert, permet d’avoir une réelle conscience écologique. Comment vois-tu l’avenir de la planète ?

Clairement, avant de voyager je n’avais AUCUNE conscience écologique, c’était honteux. Je ne pensais pas une seule seconde à l’impact où aux conséquences que pouvaient avoir le fait d’aller au McDo où même de réserver un vol. Ça fait désormais 2 ans que je m’informe énormément, que je regarde des docus, lis des bouquins. Je suis devenu végétarien et je n’envisage plus de prendre l’avion pour des voyages de courtes durées (et encore moins si ce sont des vols long-courriers).

Beaucoup d’écologistes tapent sur les voyageurs. Il y a voyageur et voyageur. C’est certain que si tous les 3 mois, une personne prend l’avion aller-retour pour une semaine par-ci, une semaine par-là, l’impact est énorme. Surtout si la personne ne se pose aucune question. Mais on est aussi énormément à avoir une réelle prise de conscience lors d’un voyage.
La communauté des voyageurs et des vanlifers est de celle qui parle de plus en plus des enjeux écologiques, ce n’est pas pour rien ! L’avenir de notre planète dépendra de notre prise de conscience globale ou non.

Tu nous avais donné ton point de vue sur l’avenir lors du confinement. Tu disais notamment être mitigé pour l’avenir, espérant un réel après, des vrais changements. Quel est ton point de vue aujourd’hui ?

J’essaie de rester optimiste, le confinement a permis à notre planète de prendre une bouffée d’air frais. Mais quand je vois des gens se ruer sur les billets d’avion dès qu’une destination rouvre, boah… Il faut continuer à y croire, à en parler. À faire réfléchir les gens, se poser des questions.

Mais la vraie question est, est-ce que les gens sont prêts à réellement changer leur mode de vie ? A réduire drastiquement leur consommation globale ? Tous les scientifiques le disent, c’est une urgence. Le Covid-19 a montré une chose, nos dirigeants peuvent prendre des mesures drastiques du jour au lendemain pour parer à une crise, sans concessions. Pourquoi ne traitons-nous pas le réchauffement climatique de la même manière que nous traitons le Covid-19 ? Il est temps que l’humain réalise qu’il n’est pas grand-chose face à notre planète et au vivant.

Les questions de la fin

–> Tu pars toujours avec : ma casquette, 29 ans et toujours pas de coupe de cheveux validée.
–> Tu rêves de :
un chez moi en auto suffisance énergétique et alimentaire et en bord d’océan, avec un sport de surf à 2 pas. Loin de notre « monde moderne ».
–> Le plus bel endroit que tu es vu : 
Le Mt Aoraki/Cook en NZ. Je n’ai pas peur de dire que j’ai été sincèrement ému face à mère Nature pendant de longues minutes en arrivant sur place…
–> La plus belle rencontre c’était avec :  cette belle Allemande timide dans un refuge pour kangourous en Australie, qui s’avère être ma copine depuis presque 3 ans désormais.
–> La plus grosse frayeur c’était quand :  
j’ai pris ce premier vol pour l’Australie seul, sans savoir ce que je faisais ! (Si j’avais su…)
–> Quelle est ta devise ? 
 « Make it happen ! » ou « life is what you make it !”


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